De toute évidence le fonctionnement des entreprises, n'est pas toujours adapté aux besoins de "l'Homme" ! Sinon, pourquoi parlerions-nous de responsabilité sociétale et de risques psychosociaux ? La prise en compte de "l'élément Humain" dans l'organisation et le management des entreprises est incontournable. La réussite et le maintien dans le temps des résultats ne se résument pas à une méthode ou à des outils et se réfèrent bel et bien à une culture, une façon de penser, vivre le travail.

Le LEAN, un mode de pensée ai-je écrit sur le 1er billet « NEUROLEAN » : Voir l’opportunité d’amélioration, plutôt que de se focaliser sur le problème !

 

Le LEAN est une démarche d’amélioration pas de conception (ce qui n’exclut pas de l’utiliser dans les processus de conception !). L’innovation, la création de nouveaux produits et procédés s’accommodent parfaitement des démarches qui consistent à penser une organisation, un système dans un « bureau d’études » avec des experts : « TOP DOWN ».

Le LEAN, littéralement « mince » ou « affuté », lie la performance (productivité (coût) – rapidité (délais) – qualité & sécurité à la souplesse, l’agilité des organisations (réactivité sur le terrain aux évolutions et aux aléas) : « BOTTUM UP ». C’est une phase de maturité (stabilité des process – production de valeur – excellence opérationnelle dans une vision d’ensemble) dont « l’effet de compétence » est le moteur.

Le savoir n’est pas la compétence ! Les sportifs de haut niveau et les stratèges militaires, par exemple, le savent très bien.

Tous les métiers sont issus d’une expertise qui a été codifiée, formalisée, modélisée !
C’est l’artisan qui, en tant que praticien crée les « bonnes pratiques » et qui les perfectionne sur le terrain.

Processus d’acquisition de compétence :

  1. La base est l’aptitude, le talent, la prédisposition à …

  2. La formation permet d’acquérir le savoir, les connaissances

  3. L’expérience est nécessaire pour le « savoir-faire » La maturité, le perfectionnement des « bonnes pratiques » se fait progressivement au contact des évolutions de contexte et des réactions aux aléas sur le « terrain », c’est « l’effet de compétence » : L’expertise se développe par la pratique.

Lors de sa prise de fonction à la tête de Renault, Carlos Ghosn a dit : « Les patrons, les chefs d'entreprises sont des praticiens, des artisans … Le management, les managers l'apprennent sur le terrain par la pratique. »

Ce qui importe est : Ce que je fais de ce que je sais ! Autrement dit : Comment je réagis à une situation prévue ou imprévue, prévisible ou imprévisible ? Et ça c’est essentiellement une histoire « d’Homme ».

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