De toute évidence le fonctionnement des entreprises, n'est pas toujours adapté aux besoins de "l'Homme" ! Sinon, pourquoi parlerions-nous de responsabilité sociétale et de risques psychosociaux ? La prise en compte de "l'élément Humain" dans l'organisation et le management des entreprises est incontournable. La réussite et le maintien dans le temps des résultats ne se résument pas à une méthode ou à des outils et se réfèrent bel et bien à une culture, une façon de penser, vivre le travail.

Après avoir obtenu un OUI, souvent nous « laissons faire ». Une fois l’action décidée, calée dans le temps et attribuée à un pilote, nous pensons que le résultat attendu va arriver de façon certaine. Force est de constater que bon nombre de décisions n’aboutissent pas comme cela était prévu. Que les actions soient sous notre contrôle ou non !

 

Souvent dans ce cas l’action a été décidée, le pilote a accepté par principe et non pas par engagement, (sans évaluer les enjeux, les moyens, les compétences et les conséquences du OUI).

Une méthode simple pour obtenir un engagement réciproque :

  1. Ecouter son interlocuteur, et faire reformuler l’action, l’objectif, le délai, les moyens.

  2. Reformuler : « Si j'ai bien compris vous devez ..." quels vont être, à court ou moyen terme, les conséquences pour vous de … cet engagement.

  3. Faire valider : « Qu’est-ce qui vous fait dire que c’est le bon moment, le bon niveau, la bonne date de fin, la bonne priorité … ». Définir les indicateurs correspondants.

  4. Baliser les moyens, le temps, l’argent, les relations, les compétences, le lieu … (QQOQCP).

  5. Définir ce qu’il va falloir apprendre ou désapprendre ou déléguer et comment, à qui ?

  6. Explorer ce qui pourrait faire échouer (blocage, auto-saboteur, échec antérieur …)

  7. Sécuriser la personne en préparant « Ce qui se passerait si l’objectif n’était pas atteint ». Et sécuriser la décision en mettant en place le suivi. Encourager, remercier pour la collaboration à la solution et donner sa confiance.

Il s’agit d’accompagner son interlocuteur pour qu’il trouve, qu’il construise lui-même la solution, qu’il définisse le « comment ». Et pour cela il est important d’avoir une attitude de soutien. Ceci en prenant en compte le fait que le contrôle est nécessaire à la mesure du résultat et à l’adaptation du plan vers l’objectif.
Le plus difficile étant de trouver les bons mots, les bonnes formules en fonction de la « personnalité » de notre interlocuteur (nous aborderons ce point dans d’autres billets) ! 

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