De toute évidence le fonctionnement des entreprises, n'est pas toujours adapté aux besoins de "l'Homme" ! Sinon, pourquoi parlerions-nous de responsabilité sociétale et de risques psychosociaux ? La prise en compte de "l'élément Humain" dans l'organisation et le management des entreprises est incontournable. La réussite et le maintien dans le temps des résultats ne se résument pas à une méthode ou à des outils et se réfèrent bel et bien à une culture, une façon de penser, vivre le travail.

Dans le premier billet du blog j’ai écrit que le « LEAN » est un mode de pensée qui s’appuie entre autre sur :

- Voir l’opportunité d’amélioration plutôt que de focaliser sur le problème
- Prendre en compte les besoins des collaborateurs

 

Fréquemment en situation d’évaluation d’un travail, d’un résultat, d’une performance, nous avons l’habitude de pointer ce qui n’a pas marché. Attitude qui s’exerce volontiers dans le monde scolaire dès notre plus tendre enfance et perdure dans notre milieu professionnel.

Entendons-nous souvent :

« Tes résultats s’améliorent c’est très bien, persévère et tu seras bientôt au top ».
« Je te félicite pour ton engagement, c’est essentiel pour ta réussite ».

Et portant ces petites phrases :

- Sont sources de satisfaction et de plaisir
- Donnent envie de mieux faire, de collaborer, de contribuer
- Construisent la confiance en soi et en son interlocuteur

Ce phénomène s’explique très simplement :

- Ces phrases nourrissent nos besoins de sécurité, d’appartenance ou d’estime
- Nous nous sentons reconnus dans notre travail, nos compétences, notre utilité, notre façon de faire…

Souvent nous considérons qu’il est normal de faire du bon travail. Certes dans le milieu professionnel cela interviens dans le cadre d’un contrat de réciprocité : « Bon travail contre bonne rémunération » et cela ne dédouane pas pour autant de la création d’un bon environnement, d’un climat de respect.

Sans encouragement, sans félicitation, sans considération, sans reconnaissance nous ne cherchons pas forcément à faire mieux. Alors, nous faisons plus ou moins bien avec comme résultat que « celui qui fait » ne progresse pas, n’évolue pas et que « celui qui attend » les résultats, les améliorations n’obtient rien de plus, rien de mieux.

L’acte de féliciter est l’acte le plus ordinaire de l’enseignant, de l’accompagnant, du manager. C’est un des carburants de la motivation à faire.

Nous craignons souvent qu’en félicitant quelqu’un celui-ci nous demande plus pour faire toujours bien ou encore mieux. Et si nos grilles de salaires et nos fiches de poste, de mission sont en cohérence entre elles et en conformité avec le marché du travail, que devons-nous réellement craindre ? 

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