De toute évidence le fonctionnement des entreprises, n'est pas toujours adapté aux besoins de "l'Homme" ! Sinon, pourquoi parlerions-nous de responsabilité sociétale et de risques psychosociaux ? La prise en compte de "l'élément Humain" dans l'organisation et le management des entreprises est incontournable. La réussite et le maintien dans le temps des résultats ne se résument pas à une méthode ou à des outils et se réfèrent bel et bien à une culture, une façon de penser, vivre le travail.

Ne pas s’attacher au résultat immédiat et se focaliser sur le « but » !

 

Le résultat immédiat n’est qu’une étape vers le futur. Certes il arrive parfois que le « glas » sonne la fin. Et en dehors de ce cas extrême, la destination reste atteignable.

Si le résultat attendu n’est pas au rendez-vous, la première étape est de reconnaître l’avancée, le progrès, l’action, l’implication à défaut du résultat ultime.

 

Puis il est important de se demander : le « but » est-il toujours réaliste, l’environnement permet-il encore l’atteinte du résultat escompté, les moyens déployés sont-ils en adéquation avec la situation rencontrée sur le terrain ?

 

Ceci avant de collecter, trier, analyser l’information afin d’en tirer les enseignements et de décider des évolutions à mettre en œuvre pour réussir.

 

Au-delà de ces étapes bien connues de capitalisation, de prise en compte du Retour d’Expérience (apprendre de ses échecs), se pose la question du pouvoir de l’intention ?

 

L’intention : Qu’est-ce que je vise vraiment au fond de moi, qu’est ce qui se joue en moi au travers de la recherche de ce « but » ? Est-ce une protection, une satisfaction personnelle ou collective ? Cette recherche est-elle à court ou long terme, respecte-t-elle les ressources environnantes ainsi que les besoins et intérêts des protagonistes ? Qu’est-ce que cela va permettre d’obtenir d’encore plus important ?

 

Mon intention précède ma pensée qui elle-même conditionne mon comportement et l’action que je vais poser. Il est impossible de ne pas avoir d’intention qu’elle soit consciente, délibérée ou inconsciente.

 

Si mon intention est basée sur la peur, le désespoir, la manipulation (obtenir satisfaction au détriment de quelqu’un ou quelque chose), elle risque fort de provoquer, un jour ou l’autre, l’inverse de ce que je recherche.

 

Un exemple banal que j’ai pu vivre dans mon enfance : il m’est arrivé d’apprendre mes leçons pour faire face avant tout à l’épreuve du contrôle de mes parents et pas du tout dans le but de les utiliser à plus long terme. Ainsi j’ai pu échapper aux courroux voire même recevoir des félicitations. Mais en général que se passait-il le jour de l’interrogation ? Et bien c’était le trou noir et la mauvaise note assurée, accompagnée d’une punition décuplée. Quant à ces connaissances apprises par le passé dans ces conditions, qu’en est-il aujourd’hui ? Si je les ai réapprises sous la contrainte, elles sont peut-être encore présentes avec le traumatisme associé qui fait que je ne les utilise que sous la pression ou la peur et ce n’est même pas garanti. Mais ce qui est sûr c’est qu’elles ne font pas partie de mes savoirs et comportements usuels.

 

Se pose aussi la question du « déguisement » de mon intention profonde lorsque le résultat attendu n’est pas au rendez-vous et que je doive motiver les « troupes » pour atteindre le « but ». Je vais construire un discours, choisir les mots qui tirent vers le haut. Et comme cela ne sera pas en accord, en congruence avec mon intention cela se verra et se ressentira. Les mots représentent moins de 20% du message que je véhicule, les 80% restant sont portés par mes attitudes, mes gestes, mon intonation, mon élocution. Dans ces conditions il n’est pas forcément étonnant que le résultat n’arrive pas et que je sois amené à choisir la force, la menace, la coercition pour arriver à mes fins ou que je choisisse d’abandonner ! Avec comme conséquence à la clef l’épuisement, le jugement négatif voire le rejet des « autres » et la perte de confiance associée.

 

La clarté de l’intention, le respect dans la relation, le niveau de confiance mutuel font la différence lorsqu’il s’agit de mutualiser nos efforts dans le sens d’un « but » commun à atteindre.

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