De toute évidence le fonctionnement des entreprises, n'est pas toujours adapté aux besoins de "l'Homme" ! Sinon, pourquoi parlerions-nous de responsabilité sociétale et de risques psychosociaux ? La prise en compte de "l'élément Humain" dans l'organisation et le management des entreprises est incontournable. La réussite et le maintien dans le temps des résultats ne se résument pas à une méthode ou à des outils et se réfèrent bel et bien à une culture, une façon de penser, vivre le travail.

Le sens des responsabilités allié au pouvoir de décision et d’action !

Je prends, j’ai une responsabilité lorsque je décide, j’accepte d’assumer les conséquences de mes actes et que je m’engage, envers moi-même ou envers un tiers, à aller au bout de l’action dans le but d’obtenir le résultat, l’objectif défini.

J’ai des responsabilités subies et des responsabilités choisies. J’ai peut être choisi mes responsabilités de père (mère), mais je n’ai pas choisi celles de fils (fille) ! Et sauf comportement pathologique ou histoire de vie particulière, dans tous les cas je dégage du temps et des ressources pour l’un et pour l’autre de ces deux types de responsabilité.

 

Dans le domaine professionnel, comme dans tous les autres domaines de vie (personnel, couple, famille, travail, amical et social), nous pouvons tous à partir de notre fonction et de nos objectifs définir nos responsabilités et sous responsabilités associées. Ensuite, nous pouvons définir l’importance de chaque sous responsabilité. Nous aurons un premier élément pour valider l’adéquation de notre emploi du temps (et de nos allocations de ressource) avec cette vision.

 

Il y a une notion d’attente lorsque j’ai le devoir ou que je m’engage à faire quelque chose : les (ou la) personnes impliquées sont en droit d’attendre un résultat. Faut-il encore que j’ai le pouvoir de décider ou de faire décider des ressources, moyens et solutions à mettre en œuvre pour atteindre le résultat projeté.

Le pouvoir de décider et d’agir est intimement lié à la responsabilité du résultat. Pour exercer une responsabilité il est indispensable d’avoir le pouvoir de mettre en œuvre, les moyens, les actions nécessaires à l’atteinte de l’objectif visé, lui-même sous-tendu par la responsabilité prise ou assumée.

Toute responsabilité non associée au pouvoir de décider des moyens à mettre en œuvre pour réussir expose à une démotivation, un désengagement afin d’échapper à la sanction, à la punition. Un exemple quelque peu caricatural est celui de l’infirmière qui juridiquement n’a pas le droit d’administrer certains traitements à ses patients sans l’ordre du médecin traitant. Dans une situation d’urgence, en l’absence du médecin elle ne peut de ce fait rien décider seule. Si par conscience professionnelle l’infirmière appelle le médecin par téléphone, que celui-ci autorise le traitement (pouvoir de décision) et si par la suite l’état du patient s’aggrave. C’est l’infirmière qui sera mise en cause (responsabilité) et si le médecin n’assume pas et qu’il ne confirme pas son ordre verbal, l’infirmière risque l’inculpation pour faute.

Tout pouvoir décisionnel non associé à la responsabilité des conséquences directes ou indirectes expose à des comportements irresponsables. Un autre exemple caricatural est celui du pouvoir politique d’un maire qui fait voter le remplacement de tous les départs à la retraite dans sa commune. Si quelques temps plus tard ladite commune est en faillite financière et qu’il y a eu entre temps un changement de mandat qui porte la responsabilité ?

De grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités.

Dans une organisation ou un système, toute boucle ouverte (pouvoir sans responsabilité ou inversement) expose les personnes concernées à des conflits, des souffrances, des abus. Il s’agit d’une situation de harcèlement organisationnel structurel formel ou comportemental informel qu’il est nécessaire de corriger.

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